Communauté d'agglomération Gaillac-Graulhet
L'Agglomération Gaillac-Graulhet représente 56 communes, 70 000 habitants, et une organisation de la collecte complexe : quatre régies, deux prestataires, du porte-à-porte, des points d'apport volontaire, des cuves enterrées, et des colonnes aériennes. La flotte est d’une quinzaine de camions (bennes à chargement arrière, polybennes, grues), et des agents sont sur le terrain dès 5h00 le matin jusqu’à 19h le soir.
Paul-Henri Cavaillès pilote le service Activité au sein dela direction Déchets. Concrètement, cela implique de gérer l’informatique embarquée, les réponses aux usagers, la redevance spéciale, ainsi que de multiples tâches variées. Un périmètre large, sur un territoire qui a aussi se sspécificités touristiques, avec ce que cela implique en termes d'exigences sur la propreté et l'image des points de collecte en haute saison.
Le marché avec l'ancien prestataire arrivant à son terme, la direction a souhaité repartir sur un nouvel outil. UNICO a répondu à l'appel d'offres avec les bonnes fonctionnalités, au bon coût, et une équipe qui ainspiré confiance dès le départ.
Trois enjeux structurants ont été identifiés :
Paul-Henri Cavaillès a pris son poste au moment dudéploiement. Tout était à construire, car les données de l’ancien prestataire n’étaient pas utilisables, et les tournées devaient être recréées. Il a également fallu référencer entièrement la base de bacs professionnels.
Très vite, un premier problème technique surgit : les puces installées sur les bacs ne correspondent pas au bon format. Au moment de lever un bac, le numéro qui remonte dans le système ne correspond à rien. Impossible de faire tourner le dispositif.
"En moins d'une demi-journée, c'était réglé. Tout lemonde s'est mis dans la boucle : UNICO et le prestataire. Le problème a été identifié tout de suite, et la solution trouvée.”
La mise en place a ensuite avancé par étapes. Premier objectif : faire démarrer les tablettes par les agents. En effet, l'ancien système démarrait automatiquement avec le camion.
Deuxième objectif : la redevance spéciale. Une grosse partie du territoire n'était pas encore équipée de puces sur les bacs professionnels.Il a fallu envoyer des agents sur le terrain pour les poser, avec des contraintes d'autonomie de batterie sur des zones parfois éloignées. Solution trouvée en échangeant avec UNICO : ressortir le PDA prévu au marché, permettant de biper les puces et de compiler les codes directement dans un fichier Excel sur le terrain.
Concernant la réponse aux usagers, quand un administré appelle pour dire que le camion n'est pas passé, la collectivité peut désormais vérifier en quelques clics et obtenir l’heure de passage, le tracé exact du camion, une photo si besoin. Un exemple concret : une entreprise appelait régulièrement en indiquant ne pas être collectée, alors qu'elle présentait son bac "très tôt". En réalité : les agents avaient pris la tournée dans l'autre sens, et son bac n'était simplement pas encore sorti à ce moment-là. Grâce aux données de levée et au tracé, la preuve a pu être apportée.
"On ne demande pas le suivi des tournées pour prouver que les agents ne sont pas passés. C'est au contraire pour prouver qu'ils sont passés. Et les agents le comprennent."
Au sujet de la redevance spéciale, la base de données est aujourd'hui fiabilisée : chaque puce correspond à un flux, à un site, à une entreprise. Paul-Henri exporte les données de levée au quotidien et travaille sur des fichiers compilés qui lui permettent de savoir exactement, à tout moment, ce qui a été levé et pour quel professionnel. Un niveau de confiance qu'il n'avait pas avant.
Sur les tournées et le pilotage, l'export des tracés a été transmis au service d'information géographique de la collectivité pourcommencer à visualiser les routes effectuées. La question de l'optimisation est ouverte.
Concernant les équipes, le fait de travailler sur un outil structuré a fait monter en compétence les collaborateurs. Paul-Henri forme actuellement l'accueil de l'agglomération pour qu'il puisse utiliser les données du logiciel en appui du numéro vert.
UNICO et la collectivité travaillent sur un sujet d’envergure : la facturation directe de la redevance spéciale. Depuis juillet 2024, la nouvelle tarification est en place. L’objectif est donc de développer un connecteur permettant d'exporter les données de levée vers le logiciel financier. Paul-Henri souhaite garder la main sur la validation du fichier avant l'envoi au Trésor public, dans une logique de contrôle opérationnel, mais l'objectif est de supprimer la saisie manuelle intermédiaire.
Le déploiement n'a pas été linéaire. Il y a eu quelques problèmes techniques à gérer, des résistances humaines à prendre en compte, un travail de fond durant deux ans pour construire la base de données. Ce que Paul-Henri retient aujourd’hui, c'est que chaque problème a trouvé une réponse rapide, et que le résultat est là. La collectivité est passée de carnets de comptage à une base de données fiable, capable de justifier chaque levée de bac auprès des professionnels du territoire.
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